Le concours d’assistant territorial d’enseignement artistique

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Les modalités et contenus des concours présentés ci-dessous sont lus dans le décret n° 2017-664 du 27 avril 2017 et l'Arrêté du 27 avril 2017 fixant le programme des épreuves des concours d'accès au cadre d'emplois des assistants territoriaux d'enseignement artistique et des assistants territoriaux d'enseignement artistique principal de 2e classe (MAJ : 02/05/2017).

 

I. Présentation générale

 

I.1. Calendrier des concours

Le Calendrier prévisionnel des concours 2016-2018 adopté par la Fédération nationale des centres de gestion est consultable sur le site du Centre Interdépartemental de gestion de la Grande Couronne de la Région Ile-de-France.

A l'heure où ces lignes sont écrites (MAJ : 02/05/2017) :

 

- il apparaît probable qu'un concours de titularisation aux grades d'AEA et ATEA principal de 2ème classe sera organisé en 2018 (les centres de gestion parlent de février 2018, sans que ce calendrier soit formellement arrêté).

Il n'y a pas eu de concours d'ATEA depuis 2011 ; le SNAM-CGT détaille, à la page 3 de ce numéro de L'Artiste-enseignant (décembre 2015), les raisons de cette absence de concours :

"La réforme de la catégorie B de la fonction publique territoriale est entréeen vigueur en 2012. Lors de la réécriture du décret 2012-1019 du 3 septembre 2012 fixant les modalités d’organisation des concours pour le recrutement des assistants territoriaux d’enseignement artistique, il a été fait un simple «copier-coller» des anciens statuts alors que des modifications ont été faites sur le décret 2012-437 du 29 mars 2012 portant sur le statut particulier de nos cadres d’emploi. Ces modifications, n’étant pas compatibles avec les anciennes modalités d’accès aux concours, empêchent l’organisation d’un concours."

Or ces modifications ont enfin été faites, via le décret n° 2017-664 du 27 avril 2017 et l'Arrêté du 27 avril 2017 fixant le programme des épreuves des concours d'accès au cadre d'emplois des assistants territoriaux d'enseignement artistique et des assistants territoriaux d'enseignement artistique principal de 2e classe.

- il est par ailleurs annoncé qu'un examen professionnel d'avancement au grade d'ATEA principal de 2ème classe et un un examen professionnel d'avancement au grade d'ATEA principal de 1ère classe seront organisés en 2018 : retrait des dossiers entre le 13 mars et le 11 avril 2018, retour des dossiers avant le 19 avril 2018, début des épreuves le 17 septembre 2018.

 

II.2. Préparer son concours

Pour chaque concours, l’Ariam Ile-de-France organise des formations de préparation, dans le cadre de son offre de formation « catalogue », ou en formation sur site.

 

Le candidat gagnera par ailleurs à consulter :

- la fiche métier « Enseignant artistique » du CNFPT ; 

- le Guide pratique de l'enseignement artistique édité en 2008 par le CNFPT.

 

L'Arrêté du 27 avril 2017 fixant le programme des épreuves des concours d'accès au cadre d'emplois des assistants territoriaux d'enseignement artistique et des assistants territoriaux d'enseignement artistique principal de 2e classe fait figurer en annexe un cadrage des épreuves d'entretien. Dans le cadre de ces entretiens, le candidat peut être évalué sur tout ou partie des sujets suivants :

1° Connaissances et culture personnelles dans la spécialité et, le cas échéant, la discipline choisie(s) lors de l'inscription au concours :

a) Spécialité musique : culture musicale, et en particulier dans la discipline et le domaine concernés ; spécificités de la didactique de la discipline concernée.

b) Spécialité danse : culture chorégraphique et musicale ; analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé et prévention des risques.

c) Spécialité art dramatique : histoire et fondements artistiques et politiques du théâtre (texte, techniques, formes, pédagogie, fonction sociale) ; place du théâtre parmi les autres arts (histoire des esthétiques, des formes, des courants artistiques, rapportée aux évolutions de la société).

2° Pour les spécialités musique, danse et art dramatique, maîtrise du schéma d'orientation pédagogique national dans la spécialité choisie lors de l'inscription au concours et capacité à le mettre en œuvre : organisation globale des cursus ; progression de l'enseignement dans la spécialité et, le cas échéant, la discipline choisie(s) lors de l'inscription au concours ; enjeux des enseignements complémentaires (intérêt pédagogique, ordre des priorités…) ; enjeux de la transversalité des disciplines.

3° Pour les spécialités musique, danse et art dramatique, missions et place d'un conservatoire dans la cité : connaissance des principes de la charte de l'enseignement artistique spécialisé ; connaissance élémentaire du dispositif de classement des conservatoires ; connaissance élémentaire du fonctionnement d'une collectivité territoriale, de l'organisation administrative d'un conservatoire et des cadres d'emplois de la filière culturelle de la fonction publique territoriale.

4° Eléments que le candidat souhaiterait aborder dans le cadre de la formation continue en vue de parfaire sa manière de servir dans le cadre des fonctions qui lui seraient confiées.

 

Sont en outre disponibles dans les notes de cadrage mises en lien des conseils relatifs :

- au dossier du concours externe de PEA ;

- au dossier, à l'épreuve artistique et pédagogique (en danse ; en art dramatique ;  pour les accompagnateurs musique et danse ; pour les chefs d'ensembles instrumentaux pour les professeurs de culture musicale, d'écriture, de formation musicale, de jazz, de composition électroacoustique, de MAA, d'accompagnement, d'instrument ou de chant, ; pour les professeurs chargés de direction), à l'entretien (en danse ; en art dramatique ; en direction d'ensembles vocaux ; en instrument, chant, musique ancienne, jazz et MAA ; pour les professeurs chargés de direction) et à l'épreuve facultative de langue du concours interne de PEA.

Beaucoup de ces conseils peuvent également concerner les candidats aux concours d'ATEA.

 

 

 

II. Les concours d’AEA :

 

Les concours d'accès à ce grade sont ouverts :

- dans la spécialité "musique", dans les disciplines suivantes : accompagnement musique (instrument ou chant) ou danse.

- dans la spécialité "art dramatique".

Il n'est pas ouvert en danse.

 

II.1. Le concours externe (30% au moins des postes à pourvoir)

 

- Conditions d'éligibilité

Le concours est ouvert aux candidats répondant aux conditions générales de recrutement de la fonction publique territoriale. Ils doivent également être :

- admissibles aux CNSMD ou aux Pôles supérieurs délivrant le DNSPM ; ou bien titulaires d'une médaille d'or, d'un DEM ou d'un DNOP délivré par un CRR ou un CRD. Le concours est également ouvert à celles et ceux qui ne répondent pas à ces conditions de qualification, mais dont le dossier de saisine de la Commission d'Equivalence de Diplômes du CNFPT a reçu une réponse positive. Il convient de noter que le principe d'équivalence de diplômes n'existe pas en droit français. Un candidat titulaire d'un Master de pédagogie à l'étranger ne peut donc prétendre obtenir en France un CA par équivalence. Il peut en revanche faire établir une attestation de comparabilité de son diplôme par l'ENIC-NARIC et valoriser son titre dans un dossier de saisine de la Commission d'Equivalence de Diplômes du CNFPT.

- ou bien pères ou mères de 3 enfants et plus (fournir une photocopie du livret de famille).

- ou bien sportifs de haut niveau, sous réserve de figurer sur une liste publiée l’année du concours par arrêté du ministre de la jeunesse et des sports (joindre un justificatif officiel).

 

- Nature des épreuves

 

L'épreuve, unique, consiste en un entretien de 30 minutes avec le jury. L'entretien porte sur l'expérience professionnelle du candidat et ses aptitudes à exercer ses fonctions dans le cadre des missions dévolues à ce cadre d'emplois. Il débute par un court exposé du candidat, de cinq minutes au plus, portant sur son expérience professionnelle.

Le candidat doit par ailleur fournir en amont de cet entretien un dossier professionnel, comportant le diplôme ou titre dont il est titulaire, ou la qualification reconnue équivalente dont il est titulaire, ainsi que les titres et pièces dont il juge utile de faire état.

 

II.2. Le concours interne (50% au plus des postes à pourvoir)

 

- Conditions d'éligibilité

Le concours est ouvert aux candidats répondant aux conditions générales de recrutement de la fonction publique territoriale et justifiant au 1er janvier de l'année du concours d'au moins 4 années de service public effectif, sans condition de diplôme. Le calcul de l'ancienneté s'effectue de la manière suivante :

- si l’agent est fonctionnaire, stagiaire ou titulaire, et qu'il effectue un service supérieur ou égal au mi-temps, ce temps de service est estimé en temps complet
 (en application de l'article 13 du décret 91-298 du 20 mars 1991, applicable ici dans le sens où le concours interne est bel et bien une des modalités de la promotion interne des fonctionnaires territoriaux) ;

- dans tous les autres cas (agent non-titulaire, agent titulaire avec un service inférieur au mi-temps), le calcul des heures s'effectue au prorata du temps réel.

 

- Nature des épreuves

 

A. Pour toutes les spcécialités et disciplines

Les candidats déclarés admissibles peuvent se présenter à une épreuve d'admission commune à toutes les disciplines, consistant en une épreuve orale facultative de langue portant sur la traduction en français, sans dictionnaire, d'un texte anglais, allemand, italien, espagnol, grec, portugais, néerlandais, russe ou arabe moderne, selon le choix du candidat exprimé au moment de l'inscription au concours et suivie d'une conversation (préparation : quinze minutes ; durée de l'épreuve : quinze minutes ; coefficient 1).
Seuls les points excédant la note 10 sur 20 à cette épreuve facultative s'ajoutent au total des notes obtenues aux épreuves obligatoires. Ils sont valables uniquement pour l'admission.

 

B. Pour la spécialité « Musique », discipline « Accompagnement musique »

1° Epreuve d'admissibilité : Exécution au piano d'œuvres ou d'extraits d'œuvres d'une durée maximale de quinze minutes, choisis par le jury au moment de l'épreuve dans un programme de trente minutes environ présenté par le candidat (durée de l'épreuve : quinze minutes ; coefficient 3). Le candidat peut se présenter au sein d'une formation n'excédant pas cinq musiciens. Le programme doit comprendre des œuvres d'époques et de styles différents, et une œuvre écrite sur la base de techniques musicales innovantes développées au cours des 70 dernières années. Le candidat fournit impérativement au jury deux exemplaires des partitions de chacune des œuvres proposées. Le jury se réserve le droit d'interrompre le candidat à tout moment de l'épreuve. Afin qu'ils puissent s'échauffer, une salle de préparation est mise à disposition de chacun des candidats avant la première épreuve d'admission, pour une durée de quinze minutes ; cette salle est équipée d'un piano.

2° Epreuves d'admission :

a) Le candidat choisit, lors de l'inscription, l'une des deux épreuves suivantes : accompagnement au piano d'une œuvre exécutée par un élève instrumentiste de deuxième cycle (préparation : quinze minutes ; durée de l'épreuve : dix minutes au plus ; coefficient 4) ; accompagnement au piano d'une œuvre exécutée par un élève chanteur de deuxième cycle (préparation : quinze minutes ; durée de l'épreuve : dix minutes au plus ; coefficient 4).

b) Exposé suivi d'un entretien avec le jury : Cette épreuve consiste en un entretien qui a pour point de départ un exposé du candidat sur son expérience. L'entretien vise ensuite à apprécier la capacité du candidat à s'intégrer dans l'environnement professionnel territorial au sein duquel il est appelé à travailler, son aptitude et sa motivation à exercer les missions dévolues au cadre d'emplois, notamment dans la discipline choisie (durée de l'épreuve : vingt minutes, dont cinq minutes au plus d'exposé ; coefficient 3).

C. Pour la spécialité "Musique", discipline « Accompagnement danse »

1° Epreuve d'admissibilité : Exécution par le candidat, avec l'instrument de son choix, d'œuvres ou d'extraits d'œuvres d'une durée maximale de quinze minutes, choisis par le jury au moment de l'épreuve, dans un programme de trente minutes environ proposé par le candidat (durée de l'épreuve : quinze minutes ; coefficient 3). Le candidat peut se présenter au sein d'une formation n'excédant pas cinq musiciens. Le programme doit comprendre des œuvres d'époques et de styles différents, et une œuvre écrite sur la base de techniques musicales innovantes développées au cours des 70 dernières années. Le candidat fournit impérativement au jury deux exemplaires des partitions de chacune des œuvres proposées. Le jury se réserve le droit d'interrompre le candidat à tout moment de l'épreuve. Le candidat indique lors de son inscription le ou les instruments dont il fera usage pour les épreuves d'admissibilité et d'admission.

2° Epreuves d'admission :

a) Accompagnement par le candidat, à l'instrument de son choix, d'un cours de danse s'adressant à des élèves de deuxième cycle (durée de l'épreuve : trente minutes ; coefficient 4). Le cours comporte notamment des exercices permettant d'apprécier la capacité du candidat à improviser. Afin qu'ils puissent s'échauffer, une salle de préparation est mise à disposition de chacun des candidats avant la première épreuve d'admission, pour une durée de quinze minutes ; pour les candidats pianistes, cette salle est équipée d'un piano.

b) Exposé suivi d'un entretien avec le jury : Cette épreuve consiste en un entretien qui a pour point de départ un exposé du candidat sur son expérience. L'entretien vise ensuite à apprécier la capacité du candidat à s'intégrer dans l'environnement professionnel territorial au sein duquel il est appelé à travailler, son aptitude et sa motivation à exercer les missions dévolues au cadre d'emplois, notamment dans la discipline choisie (durée de l'épreuve : vingt minutes, dont cinq minutes au plus d'exposé ; coefficient 3).

 

D. Pour la spécialité « Art dramatique »

1° Epreuve d'admissibilité : Elle consiste en une épreuve d'interprétation suivie d'un entretien. L'interprétation porte sur un extrait d'œuvre dramatique choisi par le jury dans une liste de trois extraits d'œuvres remise par le candidat au moment de l'épreuve. Au cours de l'entretien, le candidat est invité à expliquer les choix dramaturgiques et esthétiques qui ont guidé son interprétation et à les situer dans le cadre général de l'histoire des formes théâtrales (durée de l'épreuve : vingt minutes, dont dix minutes maximum pour l'interprétation d'un extrait d'œuvre ; coefficient 3). la liste des œuvres fournies par le candidat pour l'interprétation comporte au moins une œuvre appartenant au répertoire francophone ou traduit d'une langue étrangère et écrite après 1960. Le candidat s'adjoint, s'il le souhaite, le concours d'une ou de plusieurs « répliques », dans la limite de trois partenaires.

2° Epreuves d'admission :

a) Accompagnement d'une séance de travail avec un groupe de trois à cinq élèves, à partir d'un extrait d'œuvre tiré au sort par le candidat au début de la préparation de l'épreuve. Le candidat accompagne une séance de découverte du texte comportant nécessairement une préparation physique au travail (respiratoire, vocale, corporelle…), un exercice de lecture ou une première mise en jeu du texte pouvant inclure un travail d'improvisation (préparation : vingt minutes ; durée de l'épreuve : vingt minutes ; coefficient 4). La présence du professeur des élèves sujets est requise lors du déroulement de l'épreuve.

b) Exposé suivi d'un entretien avec le jury : Cette épreuve a pour point de départ un exposé du candidat sur son expérience. L'entretien vise ensuite à apprécier la capacité du candidat à s'intégrer dans l'environnement professionnel territorial au sein duquel il est appelé à travailler, son aptitude et sa motivation à exercer les missions dévolues au cadre d'emplois, notamment dans la spécialité choisie (durée de l'épreuve : vingt minutes, dont cinq minutes au plus d'exposé ; coefficient 3).

 

II.3. Le 3e concours (20% au plus des postes à pourvoir)

 

- Conditions d'éligibilité

Le 3e concours est ouvert aux responsables d'associations (président, secrétaire, trésorier), aux élus, aux enseignants des écoles associatives (enseignement et assistance pédagogique dans le domaine artistique). Les candidats doivent justifier de 4 années de contrat, durant lesquelles le candidat aura conduit des activités professionnelles correspondant à des fonctions d'enseignement ou d'assistance pédagogique dans le domaine artistique. En outre, la durée de ces activités ou mandats ne peut être prise en compte que si les intéressés n’avaient pas, lorsqu’ils les exerçaient, la qualité de fonctionnaire, de magistrat, de militaire ou d’agent public.

- Nature des épreuves

Les épreuves sont les mêmes que celles du concours interne (voir ci-dessus).

 

III. Les concours d’ATEA principal 2e classe

 

Le concours d'accès à ce grade est ouvert :

- dans la spécialité "musique" pour les disciplines suivantes ; flûte traversière, hautbois, clarinette, basson, saxophone, cor, trompette, trombone, tuba, percussions, harpe, violon, alto, violoncelle, contrebasse, piano, guitare, accordéon, instruments anciens (tous instruments), musique traditionnelle (tous instruments), jazz (tous instruments), musiques actuelles amplifiées (tous instruments), chant, formation musicale, accompagnement musique, accompagnement danse, direction d’ensembles vocaux, direction d’ensembles instrumentaux, musique électroacoustique, interventions en milieu scolaire

- dans la spécialité "danse" pour les disciplines suivantes : danse contemporaine, danse classique et danse jazz.

- dans la spécialité "art dramatique"

 

III.1. Le concours externe (30% au moins des postes à pourvoir)

 

- Conditions d'éligibilité

Le concours est ouvert aux candidats répondant aux conditions générales de recrutement de la fonction publique territoriale. Ils doivent également être  :

- titulaires du Diplôme d'État (DE) ou du Diplôme universitaire de musicien intervenant. Le concours est également ouvert à celles et ceux qui ne répondent pas à ces conditions de qualification, mais dont le dossier de saisine de la Commission d'Equivalence de Diplômes du CNFPT a reçu une réponse positive. Il convient de noter que le principe d'équivalence de diplômes n'existe pas en droit français. Un candidat titulaire d'un Master de pédagogie à l'étranger ne peut donc prétendre obtenir en France un CA par équivalence. Il peut en revanche faire établir une attestation de comparabilité de son diplôme par l'ENIC-NARIC et valoriser son titre dans un dossier de saisine de la Commission d'Equivalence de Diplômes du CNFPT.

- ou bien pères ou mères de 3 enfants et plus (fournir une photocopie du livret de famille).

- ou bien sportifs de haut niveau, sous réserve de figurer sur une liste publiée l’année du concours par arrêté du ministre de la jeunesse et des sports (joindre un justificatif officiel).

 

- Nature des épreuves

L'épreuve, unique, consiste en un entretien de 30 minutes avec le jury. L'entretien porte sur l'expérience professionnelle du candidat et ses aptitudes à exercer ses fonctions dans le cadre des missions dévolues à ce cadre d'emplois

Le candidat doit par ailleur fournir en amont de cet entretien un dossier professionnel, comportant le diplôme ou titre dont il est titulaire, ou la qualification reconnue équivalente dont il est titulaire, ainsi que les titres et pièces dont il juge utile de faire état.

 

III.2. Le concours interne (50% au plus des postes à pourvoir). Pas ouvert en danse.

 

- Conditions d'éligibilité

Le concours est ouvert aux candidats répondant aux conditions générales de recrutement de la fonction publique territoriale et justifiant au 1er janvier de l'année du concours d'au moins 4 années de service public effectif, sans condition de diplôme. Le calcul de l'ancienneté s'effectue de la manière suivante :

- si l’agent est fonctionnaire, stagiaire ou titulaire, et qu'il effectue un service supérieur ou égal au mi-temps, ce temps de service est estimé en temps complet
 (en application de l'article 13 du décret 91-298 du 20 mars 1991, applicable ici dans le sens où le concours interne est bel et bien une des modalités de la promotion interne des fonctionnaires territoriaux) ;

- dans tous les autres cas (agent non-titulaire, agent titulaire avec un service inférieur au mi-temps), le calcul des heures s'effectue au prorata du temps réel.

 

- Nature des épreuves

 

A. Pour toutes les spcécialités et disciplines

Les candidats déclarés admissibles peuvent se présenter à une épreuve d'admission commune à toutes les disciplines, consistant en une épreuve orale facultative de langue portant sur la traduction en français, sans dictionnaire, d'un texte anglais, allemand, italien, espagnol, grec, portugais, néerlandais, russe ou arabe moderne, selon le choix du candidat exprimé au moment de l'inscription au concours et suivie d'une conversation (préparation : quinze minutes ; durée de l'épreuve : quinze minutes ; coefficient 1).
Seuls les points excédant la note 10 sur 20 à cette épreuve facultative s'ajoutent au total des notes obtenues aux épreuves obligatoires. Ils sont valables uniquement pour l'admission.

 

B. Pour la spécialité "Musique", disciplines relevant de l'enseignement instrumental ou vocal

1° Epreuve d'admissibilité : Exécution par le candidat, à l'instrument ou à la voix selon la discipline choisie lors de l'inscription, d'œuvres ou d'extraits d'œuvres, choisis par le jury au moment de l'épreuve dans un programme de trente minutes environ présenté par le candidat (durée de l'épreuve : quinze minutes ; coefficient 3). Le candidat se produit avec l'instrument (le cas échéant, la voix) correspondant à la discipline choisie lors de son inscription. Le candidat peut se présenter au sein d'une formation n'excédant pas cinq musiciens. Si son programme comporte des œuvres nécessitant un accompagnateur, le candidat se présente avec l'accompagnateur de son choix. Le candidat fournit impérativement au jury deux exemplaires des partitions de chacune des œuvres proposées. Le jury se réserve le droit d'interrompre le candidat à tout moment de l'épreuve. Hormis pour les instruments traditionnels, les instruments anciens, le jazz et les musiques actuelles amplifiées, le programme présenté par le candidat comporte au moins une œuvre écrite sur la base de techniques musicales innovantes développées au cours des 70 dernières années. Pour les instruments anciens, les instruments traditionnels et le jazz, le programme doit comporter des pièces d'époques et de styles différents avec, pour le jazz, des séquences improvisées.

2° Epreuves d'admission :

a) Mise en situation professionnelle sous la forme d'un cours à un ou plusieurs élèves du premier cycle ou du deuxième cycle. En particulier, pour les disciplines jazz et musiques actuelles amplifiées, le cours est donné à un groupe constitué d'au moins trois élèves (durée de l'épreuve : vingt-cinq minutes dont cinq minutes d'échanges avec le jury sur la mise en situation professionnelle ; coefficient 4). Le candidat fait travailler un ou plusieurs élèves sur les œuvres en cours d'apprentissage ou à partir d'œuvres ou d'extraits d'œuvres qu'il propose. Le cursus suivi par les élèves est porté à la connaissance du candidat avant l'épreuve. Dans le cas d'un cours collectif, les élèves appartiennent tous à un même cycle d'études.Pour les instruments anciens et traditionnels, le cours peut être une initiation à l'instrument du candidat. Pour le jazz, le cours est donné à un groupe d'élèves de niveau homogène composant un ensemble cohérent. Il peut s'agir d'un cours d'initiation au jazz. Pour les musiques actuelles amplifiées, le cours est donné à un groupe constitué, ayant une pratique commune et possédant son propre répertoire (compositions ou reprises).

b) Exposé suivi d'un entretien avec le jury : Cette épreuve a pour point de départ un exposé du candidat sur son expérience. L'entretien vise ensuite à apprécier la capacité du candidat à s'intégrer dans l'environnement professionnel territorial au sein duquel il est appelé à travailler, son aptitude et sa motivation à exercer les missions dévolues au cadre d'emplois, notamment dans la spécialité et la discipline choisies (durée de l'épreuve : vingt minutes, dont cinq minutes au plus d'exposé ; coefficient 3). L'entretien avec le jury est précédé d'un court exposé au cours duquel le candidat présente son parcours professionnel et son projet pédagogique, à savoir sa conception de l'enseignement de sa spécialité et le cas échéant de sa discipline. Les questions du jury doivent permettre d'évaluer les connaissances du candidat dans sa discipline artistique, sa capacité à travailler en équipe, sa connaissance de l'environnement territorial, et tout autre point que le jury souhaite aborder.

 

C. Pour la spécialité "Musique", discipline “Formation musicale”

1° Epreuve d'admissibilité : Exécution instrumentale ou vocale, d'une œuvre ou d'un extrait d'œuvre, choisi par le jury au moment de l'épreuve dans un programme de quinze minutes environ présenté par le candidat, suivie d'une lecture à vue vocale d'une mélodie avec paroles déterminée par le jury et de son accompagnement au piano (préparation quinze minutes ; durée de l'épreuve : dix minutes ; coefficient 3). Le candidat indique lors de son inscription de quel instrument il fera usage pour l'épreuve d'admissibilité. Le candidat peut se présenter au sein d'une formation n'excédant pas cinq musiciens. Si son programme comporte des œuvres nécessitant un accompagnateur, le candidat se présente avec l'accompagnateur de son choix. Le candidat fournit impérativement au jury deux exemplaires des partitions de chacune des œuvres proposées. Le jury se réserve le droit d'interrompre le candidat à tout moment de l'épreuve. Pour l'épreuve de lecture à vue vocale d'une mélodie avec paroles, et son accompagnement au piano, les paroles sont en français.

2° Epreuves d'admission :

a) Mise en situation professionnelle sous la forme d'un cours à un groupe d'élèves de premier ou deuxième cycle. Le niveau musical et le cursus suivi par les élèves sont précisés au candidat lors de la préparation (préparation : 30 minutes ; durée de l'épreuve : quarante minutes dont cinq minutes d'échanges avec le jury sur la mise en situation professionnelle ; coefficient 4). le candidat construit un cours de formation musicale pour un groupe d'élèves en s'appuyant sur des extraits d'œuvres. Le travail peut porter notamment sur un ou plusieurs des éléments suivants : écoute, lecture, intonation, rythme, analyse, travail vocal, séquence faisant appel à l'invention. Le candidat prévoit le matériel nécessaire à tout le groupe (partitions, enregistrements, instruments éventuels, etc.). Un piano, un matériel d'écoute, un tableau et une salle adaptée aux différentes formules de cours (sur table, avec pupitres, etc.) sont mis à sa disposition. Le travail vocal est obligatoirement accompagné au piano. Le cursus suivi par les élèves est porté à la connaissance du candidat avant l'épreuve. Les élèves appartiennent tous à un même cycle d'études.

b) Exposé suivi d'un entretien avec le jury : Cette épreuve a pour point de départ un exposé du candidat sur son expérience. L'entretien vise ensuite à apprécier la capacité du candidat à s'intégrer dans l'environnement professionnel territorial au sein duquel il est appelé à travailler, son aptitude et sa motivation à exercer les missions dévolues au cadre d'emplois, notamment dans la spécialité et la discipline choisies (durée de l'épreuve : vingt minutes, dont cinq minutes au plus d'exposé ; coefficient 3). L'entretien avec le jury est précédé d'un court exposé au cours duquel le candidat présente son parcours professionnel et son projet pédagogique, à savoir sa conception de l'enseignement de sa spécialité et le cas échéant de sa discipline. Les questions du jury doivent permettre d'évaluer les connaissances du candidat dans sa discipline artistique, sa capacité à travailler en équipe, sa connaissance de l'environnement territorial, et tout autre point que le jury souhaite aborder.

 

D. Pour la spécialité "Musique", discipline “Accompagnement musique”

1° Epreuve d'admissibilité : Exécution au piano d'œuvres ou d'extraits d'œuvres choisis par le jury au moment de l'épreuve dans un programme de trente minutes environ présenté par le candidat (durée de l'épreuve : quinze minutes ; coefficient 3). Le candidat se produit avec l'instrument (le cas échéant, la voix) correspondant à la discipline choisie lors de son inscription. Le candidat peut se présenter au sein d'une formation n'excédant pas cinq musiciens. Le candidat fournit impérativement au jury deux exemplaires des partitions de chacune des œuvres proposées. Le jury se réserve le droit d'interrompre le candidat à tout moment de l'épreuve. Le programme présenté par le candidat comporte au moins une œuvre écrite sur la base de techniques musicales innovantes développées au cours des 70 dernières années.

2° Epreuves d'admission :

a) Le candidat choisit, lors de l'inscription, l'une des deux épreuves suivantes : accompagnement au piano d'une œuvre exécutée par un élève instrumentiste de deuxième cycle ; accompagnement au piano d'une œuvre exécutée par un élève chanteur de deuxième cycle. Cet accompagnement est suivi d'un travail sur l'œuvre avec l'élève pendant environ quinze minutes (préparation : vingt minutes ; durée de l'épreuve : vingt-cinq minutes dont cinq minutes d'échanges avec le jury sur la prestation du candidat ; coefficient 4).

b) Exposé suivi d'un entretien avec le jury : Cette épreuve a pour point de départ un exposé du candidat sur son expérience. L'entretien vise ensuite à apprécier la capacité du candidat à s'intégrer dans l'environnement professionnel territorial au sein duquel il est appelé à travailler, son aptitude et sa motivation à exercer les missions dévolues au cadre d'emplois, notamment dans la spécialité et la discipline choisies (durée de l'épreuve : vingt minutes, dont cinq minutes au plus d'exposé ; coefficient 3). L'entretien avec le jury est précédé d'un court exposé au cours duquel le candidat présente son parcours professionnel et son projet pédagogique, à savoir sa conception de l'enseignement de sa spécialité et le cas échéant de sa discipline. Les questions du jury doivent permettre d'évaluer les connaissances du candidat dans sa discipline artistique, sa capacité à travailler en équipe, sa connaissance de l'environnement territorial, et tout autre point que le jury souhaite aborder.

 

E. Pour la spécialité "Musique", discipline “Accompagnement danse”

1° Epreuve d'admissibilité : Exécution, par le candidat, à l'instrument de son choix, d'œuvres ou d'extraits d'œuvres, choisis par le jury au moment de l'épreuve dans un programme de trente minutes environ proposé par le candidat (durée de l'épreuve : quinze minutes ; coefficient 3). Le candidat se produit avec l'instrument (le cas échéant, la voix) correspondant à la discipline choisie lors de son inscription. Le candidat indique lors de son inscription le ou les instruments dont il fera usage pour les épreuves d'admissibilité et d'admission. Le candidat peut se présenter au sein d'une formation n'excédant pas cinq musiciens. Si son programme comporte des œuvres nécessitant un accompagnateur, le candidat se présente avec l'accompagnateur de son choix. Le candidat fournit impérativement au jury deux exemplaires des partitions de chacune des œuvres proposées. Le jury se réserve le droit d'interrompre le candidat à tout moment de l'épreuve. Hormis pour les instruments traditionnels, les instruments anciens, le jazz et les musiques actuelles amplifiées, le programme présenté par le candidat comporte au moins une œuvre écrite sur la base de techniques musicales innovantes développées au cours des 70 dernières années. 

2° Epreuves d'admission :

a) Accompagnement d'un cours de danse s'adressant à des élèves de deuxième cycle en interaction pédagogique avec le professeur et les élèves (durée de l'épreuve : trente minutes dont cinq minutes d'échanges avec le jury sur la prestation du candidat ; coefficient 4). Le cours comporte notamment des exercices permettant d'apprécier la capacité du candidat à improviser. Durant le cours, une séquence d'une durée comprise entre trois minutes et cinq minutes est consacrée à une intervention pédagogique du candidat auprès des élèves à partir d'un élément technique de son choix en lien avec le cours de danse. Il peut s'agir de formation musicale, de rythme corporel, de culture musicale, ou de tout autre élément que le candidat souhaite approfondir avec les élèves.

b) Exposé suivi d'un entretien avec le jury : Cette épreuve a pour point de départ un exposé du candidat sur son expérience. L'entretien vise ensuite à apprécier la capacité du candidat à s'intégrer dans l'environnement professionnel territorial au sein duquel il est appelé à travailler, son aptitude et sa motivation à exercer les missions dévolues au cadre d'emplois, notamment dans la spécialité et la discipline choisies (durée de l'épreuve : vingt minutes, dont cinq minutes au plus d'exposé ; coefficient 3). L'entretien avec le jury est précédé d'un court exposé au cours duquel le candidat présente son parcours professionnel et son projet pédagogique, à savoir sa conception de l'enseignement de sa spécialité et le cas échéant de sa discipline. Les questions du jury doivent permettre d'évaluer les connaissances du candidat dans sa discipline artistique, sa capacité à travailler en équipe, sa connaissance de l'environnement territorial, et tout autre point que le jury souhaite aborder. Les questions pourront porter sur la culture chorégraphique du candidat.

 

F. Pour la spécialité "Musique", discipline “Direction d'ensembles vocaux”

1° Epreuve d'admissibilité : Lecture à vue chantée d'un texte musical avec paroles en français, suivie de lectures parlées de courtes phrases en italien, allemand et anglais. Les textes de cette épreuve sont tirés au sort par le candidat au début de la préparation de l'épreuve (préparation : vingt minutes ; durée de l'épreuve : dix minutes ; coefficient 3).

2° Epreuves d'admission :

a) Mise en situation professionnelle sous la forme d'une séance de travail avec un chœur d'enfants sur une œuvre choisie par le jury dans une liste de quatre œuvres au maximum qui est adressée au candidat au plus tard le jour de la première épreuve d'admissibilité (durée de l'épreuve : trente minutes dont cinq minutes d'échanges avec le jury sur la mise en situation professionnelle ; coefficient 4).

b) Exposé suivi d'un entretien avec le jury : Cette épreuve a pour point de départ un exposé du candidat sur son expérience. L'entretien vise ensuite à apprécier la capacité à s'intégrer dans l'environnement professionnel territorial au sein duquel il est appelé à travailler, son aptitude et sa motivation à exercer les missions dévolues au cadre d'emplois, notamment dans la spécialité et la discipline choisies (durée de l'épreuve : vingt minutes, dont cinq minutes au plus d'exposé ; coefficient 3). L'entretien avec le jury est précédé d'un court exposé au cours duquel le candidat présente son parcours professionnel et son projet pédagogique, à savoir sa conception de l'enseignement de sa spécialité et le cas échéant de sa discipline. Les questions du jury doivent permettre d'évaluer les connaissances du candidat dans sa discipline artistique, sa capacité à travailler en équipe, sa connaissance de l'environnement territorial, et tout autre point que le jury souhaite aborder.

 

G. Pour la spécialité "Musique", discipline “Direction d'ensembles instrumentaux”

1° Epreuve d'admissibilité : Exécution d'œuvres ou d'extraits d'œuvres, choisis par le jury au moment de l'épreuve dans un programme de trente minutes environ présenté par le candidat (durée de l'épreuve : quinze minutes ; coefficient 3). Le candidat se produit avec l'instrument (le cas échéant, la voix) correspondant à la discipline choisie lors de son inscription. Le candidat indique lors de son inscription le ou les instruments dont il fera usage. Le candidat peut se présenter au sein d'une formation n'excédant pas cinq musiciens. Si son programme comporte des œuvres nécessitant un accompagnateur, le candidat se présente avec l'accompagnateur de son choix. Le candidat fournit impérativement au jury deux exemplaires des partitions de chacune des œuvres proposées. Le jury se réserve le droit d'interrompre le candidat à tout moment de l'épreuve. Hormis pour les instruments traditionnels, les instruments anciens, le jazz et les musiques actuelles amplifiées, le programme présenté par le candidat comporte au moins une œuvre écrite sur la base de techniques musicales innovantes développées au cours des 70 dernières années. Pour les instruments anciens, les instruments traditionnels et le jazz, le programme doit comporter des pièces d'époques et de styles différents avec, pour le jazz, des séquences improvisées.

2° Epreuves d'admission :

a) Mise en situation professionnelle sous la forme d'une séance de travail avec un ensemble instrumental constitué d'élèves du premier cycle ou du deuxième cycle sur une œuvre choisie par le jury dans une liste de quatre œuvres au maximum qui est adressée au candidat au plus tard le premier jour de l'épreuve d'admissibilité (durée de l'épreuve : trente minutes dont cinq minutes d'échanges avec le jury sur la mise en situation professionnelle ; coefficient 4).

b) Exposé suivi d'un entretien avec le jury : Cette épreuve a pour point de départ un exposé du candidat sur son expérience. L'entretien vise ensuite à apprécier la capacité du candidat à s'intégrer dans l'environnement professionnel territorial au sein duquel il est appelé à travailler, son aptitude et sa motivation à exercer les missions dévolues au cadre d'emplois, notamment dans la spécialité et la discipline choisies (durée de l'épreuve : vingt minutes, dont cinq minutes au plus d'exposé ; coefficient 3). L'entretien avec le jury est précédé d'un court exposé au cours duquel le candidat présente son parcours professionnel et son projet pédagogique, à savoir sa conception de l'enseignement de sa spécialité et le cas échéant de sa discipline. Les questions du jury doivent permettre d'évaluer les connaissances du candidat dans sa discipline artistique, sa capacité à travailler en équipe, sa connaissance de l'environnement territorial, et tout autre point que le jury souhaite aborder.

 

H. Pour la spécialité "Musique", discipline “Musique électroacoustique”

1° Epreuve d'admissibilité : Epreuve écrite de commentaire d'écoute portant sur cinq extraits d'œuvres d'une durée de 40 secondes à 2 minutes chacun, issus de tous les types de répertoires, comprenant au moins deux séquences électroacoustiques (durée de l'épreuve : 2 heures ; coefficient : 3). Les deux heures de l'épreuve écrite de commentaire d'écoute se décomposent comme suit : vingt minutes pour chacun des cinq extraits d'œuvres, soit une heure et quarante minutes, puis vingt minutes pour finaliser la rédaction. Au cours des vingt minutes qui lui sont consacrées, chaque extrait est diffusé trois fois, à cinq minutes d'intervalle.

2° Epreuves d'admission :

a) Mise en situation professionnelle sous la forme d'un cours à un ou plusieurs élèves du premier cycle ou du deuxième cycle (durée de l'épreuve : vingt-cinq minutes dont cinq minutes d'échanges avec le jury sur la mise en situation professionnelle ; coefficient 4). Le cursus suivi par les élèves est porté à la connaissance du candidat avant l'épreuve. Les élèves appartiennent tous à un même cycle d'études.

b) Exposé suivi d'un entretien avec le jury : Cette épreuve a pour point de départ un exposé du candidat sur son expérience. L'entretien vise ensuite à apprécier la capacité du candidat à s'intégrer dans l'environnement professionnel territorial au sein duquel il est appelé à travailler, son aptitude et sa motivation à exercer les missions dévolues au cadre d'emplois, notamment dans la spécialité et la discipline choisies (durée de l'épreuve : vingt minutes, dont cinq minutes au plus d'exposé ; coefficient 3). L'entretien avec le jury est précédé d'un court exposé au cours duquel le candidat présente son parcours professionnel et son projet pédagogique, à savoir sa conception de l'enseignement de sa spécialité et le cas échéant de sa discipline. Les questions du jury doivent permettre d'évaluer les connaissances du candidat dans sa discipline artistique, sa capacité à travailler en équipe, sa connaissance de l'environnement territorial, et tout autre point que le jury souhaite aborder.

 

I. Pour la spécialité "Musique", discipline “Interventions en milieu scolaire”

1° Epreuve d'admissibilité : Exécution d'œuvres ou d'extraits d'œuvres, choisis par le jury au moment de l'épreuve dans un programme de trente minutes environ proposé par le candidat, à l'instrument de son choix. Ce programme doit inclure au moins une pièce chantée (durée de l'épreuve : quinze minutes ; coefficient 3). Le candidat se produit avec l'instrument (le cas échéant, la voix) correspondant à la discipline choisie lors de son inscription. Le candidat peut se présenter au sein d'une formation n'excédant pas cinq musiciens. Si son programme comporte des œuvres nécessitant un accompagnateur, le candidat se présente avec l'accompagnateur de son choix. Le candidat fournit impérativement au jury deux exemplaires des partitions de chacune des œuvres proposées. Le jury se réserve le droit d'interrompre le candidat à tout moment de l'épreuve. Hormis pour les instruments traditionnels, les instruments anciens, le jazz et les musiques actuelles amplifiées, le programme présenté par le candidat comporte au moins une œuvre écrite sur la base de techniques musicales innovantes développées au cours des 70 dernières années. Pour les instruments anciens, les instruments traditionnels et le jazz, le programme doit comporter des pièces d'époques et de styles différents avec, pour le jazz, des séquences improvisées.

2° Epreuves d'admission :

a) Mise en situation sous la forme d'un cours à un groupe d'élèves d'école élémentaire. Le niveau musical et le cursus suivis par les élèves sont précisés au candidat lors de la préparation (préparation : vingt minutes ; durée de l'épreuve : vingt-cinq minutes dont cinq minutes d'échanges avec le jury sur la mise en situation professionnelle ; coefficient 4). le travail peut porter notamment sur un ou plusieurs éléments suivants : écoute, intonation, travail vocal, séquence faisant appel à l'invention. Le candidat peut utiliser l'instrument de son choix. Un matériel d'écoute, un piano et un tableau sont mis à sa disposition.

b) Exposé suivi d'un entretien avec le jury : Cette épreuve a pour point de départ un exposé du candidat sur son expérience. L'entretien vise ensuite à apprécier la capacité du candidat à s'intégrer dans l'environnement professionnel territorial au sein duquel il est appelé à travailler, son aptitude et sa motivation à exercer les missions dévolues au cadre d'emplois, notamment dans la spécialité et la discipline choisies (durée de l'épreuve : vingt minutes, dont cinq minutes au plus d'exposé ; coefficient 3). L'entretien avec le jury est précédé d'un court exposé au cours duquel le candidat présente son parcours professionnel et son projet pédagogique, à savoir sa conception de l'enseignement de sa spécialité et le cas échéant de sa discipline. Les questions du jury doivent permettre d'évaluer les connaissances du candidat dans sa discipline artistique, sa capacité à travailler en équipe, sa connaissance de l'environnement territorial, et tout autre point que le jury souhaite aborder.

 

J. Pour la spécialité "Art dramatique"

1° Epreuve d'admissibilité : Epreuve d'interprétation suivie d'un entretien. L'interprétation porte sur un extrait d'œuvre dramatique choisi par le jury dans une liste de trois extraits d'œuvres remise par le candidat au moment de l'épreuve. Au cours de l'entretien, le candidat est invité à expliquer les choix dramaturgiques et esthétiques qui ont guidé son interprétation et à les situer dans le cadre général de l'histoire des formes théâtrales (durée de l'épreuve : vingt minutes, dont dix minutes maximum pour l'interprétation d'un extrait d'œuvre ; coefficient 3). la liste des œuvres fournies par le candidat pour l'interprétation comporte au moins une œuvre appartenant au répertoire francophone ou traduit d'une langue étrangère et écrite après 1960. Le candidat s'adjoint, s'il le souhaite, le concours d'une ou de plusieurs « répliques », dans la limite de trois partenaires.

2° Epreuves d'admission :

a) Mise en situation professionnelle sous la forme d'une séance de travail avec un groupe de trois à cinq élèves sur un extrait d'œuvre tiré au sort par le candidat avant le début de la préparation de l'épreuve. Le candidat conduit une séance de découverte du texte comportant nécessairement une préparation physique au travail (respiratoire, vocale, corporelle…), un exercice de lecture et une première mise en jeu du texte pouvant inclure un travail d'improvisation (préparation : trente minutes ; durée de l'épreuve : quarante minutes dont cinq minutes d'échanges avec le jury sur la mise en situation professionnelle ; coefficient 4).

b) Exposé suivi d'un entretien avec le jury : Cette épreuve a pour point de départ un exposé du candidat sur son expérience. L'entretien vise ensuite à apprécier la capacité du candidat à s'intégrer dans l'environnement professionnel territorial au sein duquel il est appelé à travailler, son aptitude et sa motivation à exercer les missions dévolues au cadre d'emplois, notamment dans la spécialité choisie (durée de l'épreuve : vingt minutes, dont cinq minutes au plus d'exposé ; coefficient 3). L'entretien avec le jury est précédé d'un court exposé au cours duquel le candidat présente son parcours professionnel et son projet pédagogique, à savoir sa conception de l'enseignement de sa spécialité et le cas échéant de sa discipline. Les questions du jury doivent permettre d'évaluer les connaissances du candidat dans sa discipline artistique, sa capacité à travailler en équipe, sa connaissance de l'environnement territorial, et tout autre point que le jury souhaite aborder.

 

III.3. Le 3e concours (20% au plus des postes à pourvoir). Pas ouvert en danse.

 

- Conditions d'éligibilité

Le 3e concours est ouvert aux responsables d'associations (président, secrétaire, trésorier), aux élus, aux enseignants des écoles associatives (enseignement et assistance pédagogique dans le domaine artistique). Les candidats doivent justifier de 4 années de contrat, durant lesquelles le candidat aura conduit des activités professionnelles correspondant à des fonctions d'enseignement ou d'assistance pédagogique dans le domaine artistique. En outre, la durée de ces activités ou mandats ne peut être prise en compte que si les intéressés n’avaient pas, lorsqu’ils les exerçaient, la qualité de fonctionnaire, de magistrat, de militaire ou d’agent public.

 

- Nature des épreuves

Les épreuves sont les mêmes que celles du concours interne (voir ci-dessus).

 

IV. Après le concours

 

IV.1. La liste d'aptitude

À la différence des autres fonctions publiques, la réussite à un concours de la fonction publique territoriale n’est pas suivie d’une affectation automatique sur un poste. Tout lauréat de concours est inscrit d’office sur une liste d’aptitude nationale, régulée par l'article 44 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 modifié

Si le lauréat du concours n'a pas été nommé à l'issue de la première année dans le cadre d'emplois et le grade auquel le concours qu'il a réussi donne accès, il est réinscrit une deuxième année - et ainsi de suite, pour une durée totale maximale de 4 ans. La personne déclarée apte ne bénéficie de ce droit la troisième et la quatrième années qu'à la condition d'avoir demandé par écrit à être maintenue sur ces listes au terme des deux premières années suivant son inscription initiale et au terme de la troisième.

Le décompte de cette période de quatre ans est suspendu pendant la durée des congés parental, de maternité, d'adoption, de présence parentale et d'accompagnement d'une personne en fin de vie, ainsi que du congé de longue durée et de celle de l'accomplissement des obligations du service national. Il est également suspendu pour les élus locaux jusqu'au terme de leur mandat. Il est également suspendu lorsqu'un agent contractuel est recruté pour pourvoir un emploi permanent sur le fondement de l'article 3-1 de loi n°84-53 du 26 janvier 1984 alors qu'il est inscrit sur une liste d'aptitude d'accès à un cadre d'emplois dont les missions correspondent à l'emploi qu'il occupe.

Si aucun concours n'a été organisé durant ces 4 années, le lauréat reste inscrit sur liste d'aptitude jusqu'à la date d'organisation d'un nouveau concours.

 

IV.2. La recherche d'emploi

- L'aide du centre de gestion
 
Vous avez réussi le concours ? Bravo ! Vous allez recevoir une confirmation écrite de votre réussite au concours. Il faudra indiquer si vous souhaitez que vos coordonnées personnelles (adresse) apparaissent sur la liste d’aptitude. Le centre de gestion envoie la liste d’aptitude à toutes les collectivités territoriales qui en font la demande. Une collectivité peut donc vous contacter directement.
 
Le décret n°2016-1400 du 18 octobre 2016 modifie par ailleurs le décret n°2013-593 du 5 juillet 2013 (et notamment son article 24) ; il précise les modalités du suivi des lauréats d'un concours par les centres de gestion. Ce suivi débute dans l'année suivant l'inscription des lauréats sur la liste d'aptitude : dans ce délai, les centres de gestion organisent au bénéfice des personnes concernées "au moins une réunion d'information et d'échanges sur la recherche d'emploi". Au cours de ces réunions, "les lauréats sont informés des procédures de recrutement au sein des collectivités territoriales et bénéficient de conseils sur leurs modalités pratiques". Après deux années d'inscription sur une liste d'aptitude, les lauréats des concours bénéficient d'entretiens individuels. Par ailleurs, le décret indique qu'"au moins une fois par an, les autorités organisatrices de concours adressent aux lauréats toute information nécessaire pour les aider dans leur recherche d'emploi et, le cas échéant, pour leur réinscription sur la liste d'aptitude".
 
- Répondre aux annonces de postes vacants
 
Vous devez également prospecter par vous-mêmes en répondant aux annonces de postes qui vous intéressent. Pour prendre connaissance des postes vacants, consultez les sites suivants : 

- Le site RDVEmploipublic recense toutes les offres d’emplois déposées par les collectivités territoriales d’Ile-de-France (à l’exception du 75 et du 77). La mise à jour est quotidienne. Sur la page d’accueil du site, sélectionnez le(s) département(s) de votre choix, puis cochez « Enseignements artistiques » dans le menu « Famille de métiers », avant de cliquer sur « Rechercher ».

- Les sites Emploi-territorial et Cap-territorial ou la Bourse de l'emploi de la FNCDG détaillent les offres d’emploi territoriales sur l'ensemble du territoire national.

- Les annonces diffusées par la Lettre du musicien.

- Adresser des candidatures spontanées

Voici quelques conseils pour adresser une candidature spontanée à une collectivité territoriale :
- Vous devez toujours vous adresser au Maire ou au Président de la collectivité pour laquelle vous postulez
- Faites une lettre de motivation manuscrite et personnalisée accompagnée d’un curriculum vitae exposant votre expérience et votre formation détaillées. N’oubliez pas que l’objectif est d’obtenir un entretien. Restez donc clair et précis. Indiquez sur le CV que vous êtes lauréat d’un concours. Le CV doit être actualisé si nécessaire.
- Doivent apparaître dans votre courrier les points positifs de votre formation et de votre expérience professionnelle ou personnelle qui sont susceptibles d’intéresser un employeur local.

 

IV.3. La nomination comme stagiaire

- Le statut de fonctionnaire stagiaire
 
Dès lors qu’un candidat inscrit sur une liste d’aptitude est recruté par une collectivité territoriale, il est nommé en qualité de fonctionnaire stagiaire en général pendant un an et radié de la liste d’aptitude. Dès votre nomination stagiaire, pensez à informer le centre de gestion organisateur du concours afin de mettre à jour la liste d’aptitude.
 
Les congés rémunérés (maladie…) autres que les congés annuels ne sont pris en compte comme temps de stage qu'à concurrence de 1/10ème de sa durée totale. Le stage et la date de titularisation sont donc prolongés de la durée excédant cette limite.

Le stage des fonctionnaires bénéficiant d'un congé de maternité, de paternité ou d'adoption est prolongé de la durée de ce congé. Toutefois, la titularisation prendra effet à la fin de la durée statutaire du stage, compte non tenu de la prolongation imputable à ce congé. Il s'agit du seul cas de figure où la titularisation est prononcée rétroactivement.

 
Les stagiaires qui ont la qualité de fonctionnaire titulaire dans un autre cadre d'emplois, corps ou emploi de la fonction publique, sont détachés pour l'accomplissement de leur stage, dans les conditions prévues par le statut dont ils relèvent. Le détachement est prononcé à la demande du fonctionnaire pour l'accomplissement de son stage. Il est accordé de plein droit. L'avis de la commission administrative paritaire n'est donc pas requis.
 

 

A noter : l'article 3-4 de la loi du 26 janvier 1984 modifié dispose qu'un agent contractuel ayant réussi un concours de titularisation doit obligatoirement, et ce au plus tard au terme de son contrat, être nommé fonctionnaire stagiaire par la collectivité qui l'emploie.

 

 

- La formation d'intégration et de professionalisation

La fonctionnaire stagiaire bénéficie alors d’une formation d’intégration et de professionnalisation pour favoriser son entrée dans l’environnement professionnel territorial. Cette formation statutaire est organisée par décret. D’une durée variable selon le cadre d’emplois occupé, elle est dispensée par le CNFPT aux agents de toutes catégories (A, B et C), parallèlement à l’activité professionnelle.
 
IV.4 Après le stage
 
A l’issue du stage la collectivité employeur décide soit de titulariser l’agent, soit de prolonger son stage, soit de le licencier.
 
La carrière d’un fonctionnaire commence à la titularisation. La continuité de la carrière n’est pas interrompue par le changement d’employeur ni par le changement d’activité.
La progression de la carrière se fait par avancement d’échelon ou par avancement de grade, à l’ancienneté et par examen professionnel.
Chaque agent peut également faire évoluer son parcours professionnel en accédant à un cadre d’emplois supérieur. Ce changement peut se réaliser selon plusieurs modalités, soit par concours interne ou externe, soit par promotion interne avec ou sans examen professionnel.

 

En savoir plus :

-> Le cadre d’emploi ATEA

-> Les concours de la Fonction publique territoriale

-> Les autres voies de titularisation : la « loi Sauvadet »

->L’examen professionnel, permettant aux ATEA titulaires d’accéder au cadre d’emploi de PEA